BlackBerry ne conçoit plus de smartphones depuis 2016 : la marque appartient aujourd’hui au monde du logiciel sécurisé et des systèmes embarqués QNX. Pour un particulier, l’achat se fait donc sur le marché de l’occasion ou du reconditionné, avec des prix qui vont d’une vingtaine d’euros pour un Curve jusqu’à plus de 500 euros pour un Key2 en excellent état.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!BlackBerry en 2026 : une entreprise de logiciels, plus un fabricant de mobiles
Le nom BlackBerry évoque encore le clavier physique et la messagerie BBM, mais l’entreprise a changé de métier. Fondée sous l’appellation Research In Motion, elle a été renommée BlackBerry en janvier 2013 pour accompagner sa mue vers les services. La production de téléphones a été stoppée en 2016, puis confiée à des partenaires sous licence, une aventure qui s’est terminée sans successeur crédible.
Aujourd’hui, la société communique autour de deux divisions : BlackBerry Secure Communications, tournée vers les logiciels de communications sécurisées et la gestion de flottes de terminaux, et QNX, spécialisée dans les systèmes d’exploitation embarqués pour l’automobile, l’industrie et la santé. Le grand public ne commande donc plus de mobile BlackBerry neuf : il achète un stock ancien, un appareil reconditionné ou une pièce détachée.
Prix d’un BlackBerry : fourchettes observées et facteurs de coût
Les comparateurs affichent des écarts considérables selon le modèle et l’état. Un Curve des années 2000 se négocie à quelques dizaines d’euros, tandis qu’un Key2 en bon état peut dépasser 500 euros, porté par une demande de collectionneurs et d’utilisateurs restés fidèles au clavier.
| Modèle | État courant | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| BlackBerry Curve 8520 ou 9300 | Occasion | 20 à 60 euros |
| BlackBerry Bold 9900 | Occasion | 40 à 120 euros |
| BlackBerry Q10 | Occasion | 50 à 130 euros |
| BlackBerry Classic | Occasion | 80 à 200 euros |
| BlackBerry Priv | Occasion | 100 à 200 euros |
| BlackBerry KeyOne | Reconditionné | 120 à 250 euros |
| BlackBerry Key2 | Reconditionné | 250 à 600 euros |
Ces montants restent indicatifs : ils varient selon la plateforme de vente, la période et la disponibilité réelle. Quatre critères pèsent le plus lourd dans la facture. D’abord l’état cosmétique et fonctionnel, un écran rayé ou un clavier fatigué faisant chuter la valeur. Ensuite la configuration du clavier, les versions AZERTY étant nettement plus recherchées en France que les QWERTY importés. Viennent enfin la présence de la boîte, du chargeur d’origine et des accessoires, puis la réputation du vendeur, un professionnel offrant une garantie qui justifie un supplément de prix.
Un point mérite l’attention : la batterie. Sur des appareils immobilisés plusieurs années, une cellule gonflée ou incapable de tenir une journée est fréquente. Le remplacement se fait via un spécialiste comme Brico-phone, ce qui ajoute facilement 20 à 40 euros au budget total.
BlackBerry Secure Communications et QNX : le coeur de l’activité aujourd’hui
La partie la plus rentable du groupe ne se trouve plus dans les téléphones. BlackBerry Secure Communications vend des solutions de messagerie chiffrée, de gestion des terminaux mobiles et de protection des échanges aux entreprises, aux administrations et aux opérateurs critiques. Le positionnement repose sur un argument simple : sécuriser les communications sur des appareils qui ne sont pas forcément maîtrisés par l’organisation.
QNX, de son côté, équipe des millions de véhicules et de systèmes industriels. Ce système d’exploitation temps réel sert de socle à des calculateurs embarqués où une défaillance n’est pas acceptable, du tableau de bord automobile aux équipements médicaux. Une base de données de modèles et de versions aide d’ailleurs les équipes techniques à suivre ces déploiements sur plusieurs années.
Cette dualité explique une confusion fréquente : chercher un téléphone BlackBerry chez un revendeur professionnel revient souvent à tomber sur des offres logicielles destinées aux entreprises, sans aucun rapport avec le mobile.
Acheter un BlackBerry d’occasion : la vérification avant paiement
Le marché de l’occasion concentre l’essentiel des transactions, avec les risques habituels. Quelques contrôles simples évitent la mauvaise surprise.
- Demander une photo de l’écran allumé et du clavier, touches par touches, pour repérer les touches mortes.
- Vérifier la version du système : les modèles BlackBerry 10 ne disposent plus d’un magasin d’applications alimenté, ce qui limite fortement les usages.
- Contrôler l’état de la batterie et son taux d’usure annoncé, ou prévoir son remplacement.
- S’assurer que l’appareil n’est pas verrouillé par un compte professionnel ou un mot de passe oublié.
- Privilégier une plateforme offrant un droit de retour, plutôt qu’une remise en main propre sans recours.
Les offres de reconditionnement sérieuses se sont multipliées sur le mobile en général. Des formules comme Free Flex montrent qu’un appareil remis en état avec garantie devient une alternative crédible au neuf, même si les modèles BlackBerry y restent rares.
Utiliser un BlackBerry au quotidien : ce qui fonctionne encore
Un appareil sous Android, comme le KeyOne, le Key2 ou le Priv, reste utilisable pour téléphoner, envoyer des SMS, consulter ses mails et naviguer. Les applications récentes peuvent cependant refuser de s’installer sur des versions d’Android anciennes, et certains services bancaires bloquent les systèmes non à jour.
Sur les modèles plus anciens, l’usage se réduit souvent à la téléphonie, à la messagerie et à la prise de notes. Il est parfois nécessaire d’installer bloc-notes ou une application équivalente à partir d’un fichier d’installation, faute de boutique en ligne fonctionnelle. C’est faisable, mais cela suppose d’accepter un confort limité et une autonomie en retrait face à un smartphone contemporain.
Le clavier physique revient au salon, mais sans la marque BlackBerry
Le salon MWC 2026 a remis le sujet sur la table avec des prototypes à clavier intégré, dont un modèle au format presque carré. Ces appareils ne sont pas signés BlackBerry : ils illustrent plutôt un regain d’intérêt pour une saisie physique, porté par une niche d’utilisateurs lassés du tout tactile.
Pour un acheteur, la conséquence est concrète. Le nom BlackBerry reste associé à un style de téléphone, mais il ne garantit plus ni mises à jour, ni service après-vente constructeur, ni pièces disponibles sur le long terme. Comparer un BlackBerry d’occasion à un clavier récent demande donc de mettre dans la balance le prix bas d’un côté, la pérennité de l’autre.
Erreurs fréquentes quand on cherche un BlackBerry
La première erreur consiste à croire qu’un modèle neuf est encore commercialisé. Les pages de grandes enseignes qui affichent une marque dans leur catalogue renvoient le plus souvent à des stocks résiduels, des accessoires ou des références épuisées.
La deuxième erreur est de se fier uniquement au prix le plus bas. Sur ces appareils, un écart de 30 euros peut cacher une batterie morte, un écran de contrefaçon ou un clavier en QWERTY non annoncé. La troisième erreur, plus subtile, est d’acheter pour un usage professionnel un terminal dont le système n’est plus maintenu, avec les problèmes de conformité que cela suppose.
Enfin, beaucoup de recherches mélangent deux univers : le téléphone grand public et les solutions logicielles de l’entreprise. Clarifier cette distinction avant de comparer les offres fait gagner un temps considérable.
+BlackBerry fabrique-t-il encore des téléphones ?
Non. La production de mobiles a été arrêtée en 2016, puis confiée à des partenaires sous licence. Cette stratégie s’est éteinte sans successeur, et la société se concentre désormais sur les logiciels de communications sécurisées et le système embarqué QNX.
+Combien coûte un smartphone BlackBerry aujourd’hui ?
Comptez 20 à 60 euros pour un Curve d’occasion, 80 à 200 euros pour un Classic, 120 à 250 euros pour un KeyOne reconditionné et jusqu’à 600 euros pour un Key2 en très bon état. La rareté, la configuration AZERTY et la présence des accessoires font varier ces montants.
+Un BlackBerry ancien peut-il encore servir tous les jours ?
Partiellement. Les modèles sous Android récents gèrent encore appels, messages et navigation, mais certaines applications refusent les versions d’Android anciennes. Sur les modèles BlackBerry 10 ou plus anciens, l’usage se limite souvent à la téléphonie et à la prise de notes.
+Pourquoi BlackBerry a-t-il arrêté les smartphones ?
La marque a manqué le virage du tout tactile et de l’écosystème d’applications, face à des concurrents qui ont imposé leurs propres boutiques logicielles. Les ventes ont chuté, et la société a préféré se recentrer sur des activités logicielles plus rentables.
+Que fait BlackBerry aujourd’hui ?
Le groupe s’organise autour de deux pôles : BlackBerry Secure Communications pour la messagerie chiffrée et la gestion des terminaux, et QNX pour les systèmes embarqués utilisés dans l’automobile, l’industrie et la santé.


